Antoine Barthélemy

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Barthélemy.

Antoine Barthélemy
Fonctions
Ministre de la Justice
Gouvernement Lebeau I
-
Alexandre Gendebien
Jean Raikem
Député de la Chambre des représentants de Belgique
-
Membre du Congrès national
-
Représentant à la Seconde Chambre des États généraux
-
Échevin
Ville de Bruxelles
à partir de
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
NamurVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Château de Franc-WaretVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
belgeVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Ancienne université de LouvainVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Antoine Joseph Barthélemy, né à Namur le et mort à Fernelmont au château de Franc-Waret le , est un avocat et homme politique belge francophone libéral.

Biographie

En 1787, après ses études à l'Université de Louvain[1], Barthélemy fut reçu comme avocat au Conseil souverain de Brabant. En 1794, Barthélemy devint échevin de la ville de Bruxelles, au moment où la Belgique fut envahie pour la seconde fois par les armées françaises. Barthélemy parvint à éviter une contribution de cinq millions mise sur la ville de Bruxelles au péril de sa vie.

Après les événements de 1795, il fut exclu par le gouvernement du conseil municipal. Il n'y rentrera que le , par décret impérial. Il fut alors chargé de la liquidation des dettes de Bruxelles. En 1822, Barthélemy devint receveur des hospices de Bruxelles. Par dispense, octroyée par le roi Guillaume, il put rester membre de la régence.

En 1815, Barthélemy fut cofondateur du premier journal belge libre, L'Observateur[2].

En 1820, il fut l'un des signataires d'une consultation donnée en faveur d'un publiciste belge, Vanderstraeten, poursuivi pour avoir critiqué le gouvernement des Pays-Bas. Les sept avocats qui signèrent cette consultation furent l'objet de poursuites et subirent un emprisonnement préventif de quelques semaines.

En 1821, Barthélemy, membre des États provinciaux du Brabant[3],[4],[5], fut élu membre de la Seconde Chambre des États généraux, dont il fut par la suite plusieurs fois rapporteur du budget.

Lors de la révolution de 1830, Barthélemy fut envoyé au Congrès national par la ville de Bruxelles. Il fit partie de la délégation qui alla offrir au duc de Nemours la couronne de Belgique. Ensuite, il fit partie du second ministère du régent comme ministre de la Justice. À l'avènement du roi Léopold Ier de Belgique, il fut ainsi le premier ministre de la justice du régime constitutionnel.

Barthélemy meurt d'une apoplexie foudroyante[6] au château de Franc-Waret, où le marquis de Croix, condamné à mort lors de la Révolution française, avait trouvé asile.

Notes et références

  1. Bio de Barthélemy sur http://www.unionisme.be/cnbarthelemy.htm
  2. « Antoine Barthelemy »
  3. Het Belgisch parlement 1894-1969, P. Van Molle, Gand, Erasmus, 1969.
  4. Le Parlement belge 1831-1894. Données biographiques, Bruxelles, Académie royale de Belgique, Jean-Luc De Paepe, Christiane Raindorf-Gérard, 1996.
  5. Biografisch repertorium der Belgische parlementairen, senatoren en volksvertegenwoordigers 1830 tot 1.8.1965, R. Devuldere, Gand, R.U.G., thèse de licence en histoire inédite, 1965.
  6. « Apoplexie foudroyante », sur Geneanet
  • icône décorative Portail de la politique belge
  • icône décorative Portail de Bruxelles